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Représentation d'un signal sonore

A faire

La variabilité des signaux audios

Les humains sont capables d'une certaine souplesse quand ils associent leurs perceptions à un objet: un chat est un chat, qu'il soit noir ou tigré, siamois ou persan, dans un jardin ou sur une photo. Pour l'ordinateur, c'est plus difficile: il ne fonctionne que dans les situations pour lesquelles il a été programmé. Il n'a pas de capacité propre à appréhender le monde qui l'entoure dans toute sa généralité. Il faut donc concevoir des méthodes qui lui permettent de fonctionner dans des contextes très variés. Comme pour les chats, les sons présentent une grande diversité, que l'on désigne sous le terme de variabilité. En voici quelques illustrations :

Une même personne ne parle pas tout le temps de la même façon

Par exemple, on ne parle pas pareil suivant que l'on est calme, stressé, enrhumé, entouré de bruit, etc ... En jargon scientifique, les variations de la voix d'une même personne sont appelées variabilité intra-locuteur. Ce phénomène existe également pour les notes produites par un instrument de musique, selon les nuances et l'interprétation.

Nous avons tous des timbres de voix différents

Des personnes différentes parlent différemment selon leur âge, leur accent, la forme de leur conduit vocal,... C'est la variabilité inter-locuteur. De même, différents instruments ont des timbres différents, même s'ils jouent la même mélodie.

Les microphones déforment les sons

Quand un son passe à travers un micro (par ex emple, un combiné téléphonique), il subit des déformations. C'est aussi le cas quand il est transmis sur les ondes, sur un réseau, sur Internet, ... Ce type de variabilité est appelée distorsion de canal . Il concerne aussi bien la voix que tous les autres types de sons lorsqu'ils sont enregistrés ou transmis.

Nous vivons entourés de bruit

Le bruit environnant fait partie de la vie courante. Par exemple, quand on téléphone de la gare au moment où le train arrive, le bruit se mélange à la voix ! Cette variabilité due au bruit environnant est difficilement prévisible et elle nécessite des traitements spécifiques pour être neutralisée.

Détection d'activité de parole

Lorsque l'on dispose d'un enregistrement de parole, la première phase d'analyse consiste à séparer les zones de silence des zones ou il y a vraiment de la parole. Pour effectuer cette séparation, on se base l'énergie du signal. Ainsi, on ne conserve que les parties où l'énergie du signal est supérieure à un certain seuil. La principale difficulté réside alors dans le choix d'un seuil approprié à chaque signal.

Le seuil est obtenu en regardant la distribution statistique de l'énergie du signal. On segmente tout d'abord le signal en trames de 20ms (+ explication dans notions générales). Ce choix de longueur de trames pour l'analyse du signal de parole est obtenue de manière empirique et repose sur l'hypothèse que la parole varie peu en 20ms. En calculant l'énergie de chacune des trames,

Analyse du signal de parole

Le signal de parole est tout d'abord divisé en petites trames de 20ms correspondant à une durée où le signal de parole ne varie pas beaucoup.

La première étape d'analyse segmente l'enregistrement pour ne garder que les zones ou une activité de parole est détectée. Pour cela on détecte les zones qui contiennent relativement le plus d'énergie. On extrait ensuite du signal segmenté des caractéristiques propres à la voix par des ransformations mathématiques. Les caractéristiques extraites sont en relation avec le contenu fréquentiel de la parole, la forme du conduit vocal, l'intonation ou encore la prosodie. Pour chaque trame de parole on extrait un vecteur de 20 à 30 caractéristiques qui sont les coefficients "cepstraux", leurs dérivés et l'énergie du signal.

Figure: Les étapes de l'analyse d'un signal de parole.
Haut: Signal enregistré.
Milieu: segmentation par détection des zones les plus énergétiques.
Bas: Paramétrisation du signal en coefficients cepstraux.

Modèles probabilistes

On crée pour chaque voix un modèle statistique des caractéristiques, c'est-à-dire que l'on modélise la répartition des informations (moyenne, étalement) plutôt que des valeurs précises de coefficients. On utilise des "modèles à mélange de gausiennes", appelés GMM, qui permettent de modéliser des formes complexes de distribution des caractéristiques. Les modèles couramment utilisés sont constitués de plusieurs centaines de gaussiennes.

Utilisation d'un modèle du monde

En raison de la variabilité des enregistrements et des voix, un seul enregistrement de courte durée ne permet pas de créer un modèle robuste pour reconnaître la voix d'une personne. Pour pallier ce problème une solution consiste à créer les modèles de voix à partir d'un modèle générique plutôt que de toute pièce. Ce modèle générique est appelé "modèle du monde" et est entraîné sur une grande variabilité de parole (nombreuses personnes, contenu varié, différents types de microphones, d'ambiances acoustiques, ...). Chaque modèle est adapté de ce modèle pour reflèter au mieux les caractéristiques propres à chaque voix.

Modèle gaussien

Modèle de mélange de gaussiennes

Procédure d'authentification

Disposant des modèles statistiques de chaque voix, on regarde pour chaque trame la ressemblance des caractéristiques avec les modèles. On distingue deux types d'authentification

  1. la vérification: on ne présente qu'une voix à authentifier. Dans ce cas là, le seuil d'authentification joue un rôle très important et va définir la sécurité du système. La sécurité est définie par les taux erreurs que commet le système en terme de rejet de bon locuteur (faux rejet) et d'acceptation de mauvais locuteur.
  2. l'identification: on cherche à authentifier une voix parmi N>1. Pour cela, on calcule les vraisemblances du test avec tous les modèles connus du système. Le locuteur qui a le modèle le plus vraisemblable est identifié. Etant donné qu'un des modèles obtient toujours le meilleur score, on fixe comme pour la vérification un seuil minimal de vraisemblance pour authentifier le locuteur.

 

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